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The Dog Stars : Vlog d'Août survivaliste au cœur de l'humanité

Photo du rédacteur: Joe
Joe
26 août
2 min de lecture

Réalisation : Ridley Scott

Scénario :  Mark L. Smith

Photographie : Eric Messerschmidt

Montage : Sam Restivo

Musique : Harry Gregson-Williams

Acteurs Principaux : Jacob Elordi, Margaret Qualley, Josh Brolin

Sortie : 26 août 2026

Durée : 119 minutes

Genre : thriller, aventure, science-fiction

Société de production : 20th century studios, Scott Free, TGS Entertainment

Société de distribution : 20th century studios


Inscrit depuis plus de 50 ans au Panthéon de la cinéphilie américaine, le nom de Ridley Scott figure, au même titre qu’un Steven Spielberg, dans le cercle des cinéastes dont chaque sortie devient instantanément des événements attendus de tous. Entre relectures historiques provoquant les foudres de l’extrême-droite, contes SF et thrillers haletants, il est au premier abord, compliqué de définir un facteur commun à la filmographie de Scott, le caractérisant facilement comme un “auteur”. Mais lorsque tout s’efface, à l’image du préambule de The Dog Stars, c’est son traitement de l’humanité qui en ressort grandi.


Une humanité victime d'une pandémie qui ne peut que nous ramener aux précédents confinements ayant marqué le cinéma sur son approche des espaces. Face à une actualité nous enfermant, Scott adapte, plus d'une décennie après sa sortie, le livre homonyme de Peter Heller en faisant du COVID un ancrage pour le spectateur.


Là où le roman d'Heller avait pour force son absence de dates, tirant sa paranoïa  dans son apparition 10 ans après les attentats du 11 septembre 2001, Ridley Scott, quant à lui, choisit de placer son récit en 2035, créant d'office l'identification de son spectateur au couple principal (composé de Jacob Elordi et Margaret Qualley) dont la jeunesse détruite se voit être merveilleusement mise en musique par le tube pré-confinement du boys band country CAAMP “by and by”.


"looking back over my life"
"looking back over my life"

C'est donc dans cette Amérique reculée que le héros Scottien prend, une fois de plus, place.


Hybride entre un Mark Watney (seul sur Mars) perdu sur sa planète rouge et un Maximus (dont les citations oniriques surplombent le récit) Tiraillé par son deuil, Hig sillonne, aux côtés de son fidèle compagnon Jasper, une société effondrée entre peur, rêve et compassion.


Ridley Scott dépeint dans son western post-apocalyptique une humanité brute, guidée à l’instinct dans une dystopie où sens et gènes sont en mutation. Entre résurrections des goûts passés,  climat redevenant maître de lui-même et renouement vers la tendresse des corps.


Guidé par l'ironie phare de son auteur, The Dog Stars, abat les frontières, pour étudier les limites du conservatisme réduisant  la notion de propriété privée en assaut et répartissant la lutte de ses survivants entre 3 pôles : l'attente, la famille ou la lutte. Peut-on alors encore parler de quête du “rêve américain” dans une société n’existant plus ? C'est tout là l’enjeu du film.


Vous l’avez compris, cette dernière sortie nous enchante autant qu’elle nous questionne.


Dans un monde tourné vers le conflit et la privatisation, le dernier brûlot 

de Sir Ridley Scott agit en image de prévention exaltante de fraternité.


Note du rédacteur : 4/5



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